« Elle voulait juste que ça s’arrête »

Jacqueline Sauvage, porte-étendard malgré elle des violences faites aux femmes.

Jacqueline Sauvage, qui avait assassiné son mari en 2012 après 47 ans de violences, est morte le 23 juillet dernier. Devenue un emblème des violences conjugales, « l’affaire Sauvage » a jeté une lumière crue sur la situation de milliers de femmes.

« Elle a été bouleversée par cette médiatisation« , raconte Me Janine Bonaggiunta, l’une des deux avocates qui a accompagné Jacqueline Sauvage au cours des différentes procédures. « Elle a été assaillie de coups de fils, de gens qui allaient dans son village pour l’interroger… en prison, les détenues et les gardiennes lui reprochaient déjà d’être une ‘vedette’ ! » Depuis sa libération, après la grâce présidentielle partielle, puis complète en décembre 2016, Jacqueline Sauvage vivait à l’écart, et n’était que très peu apparue dans les médias.

Devenue « symbole des violences conjugales« , l’affaire Sauvage a contribué à libérer la parole des femmes. Cependant, malgré cette prise de conscience, les dernières années n’ont vu que de petits pas en direction d’une baisse des violences conjugales. « On n’avance pas vite« , regrette Mélanie Goyeau. « Les droits des femmes ne sont jamais acquis, ce qu’on gagne quelque part on risque toujours de le perdre ailleurs. »

Lire la suite de l’Article, France 3 Régions du 30/07/2020

Jacqueline Sauvage et son avocate Janine Bonaggiunta pour la lutte des femmes battues